Kühtai, que dalle …

L’avantage de Kühtai, c’est que ce n’est qu’à 40 minutes de Pitztal.

Au programme des réjouissances : slalom puis géant et enfin super combiné.

Première bonne surprise : l’hôtel comme vous pourrez le voir sur les photos et en particulier sa piscine et son jacuzzi.

Lhôtel Konradin à Kühtai
Album : L'hôtel Konradin à Kühtai
Photos de l'hôtel mais principalement de sa piscine.
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Rarement je n’aurais autant été à la piscine de ma vie. Certes, pas forcément pour avaler des longueurs, mais plutôt pour profiter de son ambiance feutrée et son jacuzzi multicolore. (sans parler des grandes batailles qui ont été livrées à coup de petits canards innocents)

Après trois jours à skier sur Kühtai avec un superbe temps (et à squatter les tracer d’entraînement des japonais fautes de piquets et d’entraîneurs non prévus par la fédé ???) et malgré le mauvais temps annoncé pour les trois jours de compétition, j’étais super motivé en voyant la piste très sélective où se dérouleront les courses. (beaucoup de domes et de petits murs à négocier : enfin une vraie piste !)

Station de Kûhtai
Album : Station de Kûhtai
Quelques images de la station avant et après les courses
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Pour décompresser un peu, on décide d’aller faire un tour au marché de noël à Innsbruck. C’était pas triste ! Y’a qu’à voir les photos …

Innsbruck
Album : Innsbruck
Petite incursion dans le marché noël d'Innsbruck avec mes chers acolytes
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  • Premier jour : le slalom (ma bête noire)

Bon, ben comme d’hab’ j’ai envie de dire…. Quelques portes et puis s’en va ! Il va vraiment falloir en manger pour arriver en bas sans ramasser trop de secondes à l’arrivée.

Par contre superbe duel que se sont livrés notre Jean-Yves Le Meur national et le Japonais Suzuki (monstrueux !). Au final ce sera une première victoire pour Suzuki qui a fait une démonstration de ski et Jean-Yves termine second (depuis je regarde la vidéo du passage de Suzuki en boucle en croyant un cauchemar).

Fred est déçu de sa perf’ et Cyril nous a montré qu’avec un dual c’était possible de faire de très belles choses, même en slalom. Quand à Delph et Lolo et bien, disons que leur parcours et le mien ont un certain point commun avec une ÉNORME « Goubiade » à l’arrivée pour Delphine.

  • Deuxième jour : géant.

Malgré les quelques 10 centimètres tombés dans la nuit, les machines ont fait leur travail et la piste est fin prête à accueillir ses coureurs …

Les échauffements se font en dehors de la piste, dans un mélange de neige dure et de poudreuse.

Ce matin j’ai un peu de mal à skier : je tombe souvent, les skis sont difficiles à tourner mais bon la neige ne s’y prête pas vraiment. Du coup je n’ai qu’une envie : pénétrer dans cette arène encore vierge, que nous n’avons pas encore pu skier depuis notre arrivée à Kühtai.

La reconnaissance ouvre enfin ! Je revois parfaitement le tracer, encore aujourd’hui.

Grosso modo, trois dômes avec des portes décalées dés le départ suivis d’une prise de vitesse importante dans la banane où il ne faudra pas trop se lâcher, avant d’arriver sur LE mur assez pentu mais où un traceur malicieux s’est amusé à nous coller une banane très bizarre et enfin un dernier dôme suivi de quelques portes très tournantes avant l’arrivée.

Mon départ approche.

La pression monte tranquillement mais c ‘est l’excitation qui prend le pas sur tout le reste. Je n’ai qu’une envie c’est m’élancer dans ce mikado géant, presque un boarder-cross tellement le terrain est mouvementé.

Les dernières consignes de Chouchou et je rentre enfin dans la cabane départ.

3  …..  2  …. 1 …. et c’est parti.

Premier virage et là, j’ai l’impression que mes skis se sont ligués pour me pourrir le cadeau offert par le traceur… Aucun moyen de les faire tourner en coupé. Je suis obligé de faire partir l’arrière en dérapage pour pouvoir prendre la porte suivante.

J’ai bien compris que quelque chose n’allait pas.

Après une dizaine de portes, je m’arrête sachant très bien que de toute façon je n’arriverais jamais en bas.

Chouchou me rejoint en bas l’air un peu hébété et je lui explique cette sensation de n’avoir pu contrôlé mes skis. Il inspecte les cares de mes skis pour voir si par hasard il n’y avait pas du fil et en remontant vers la spatule il me regarde et me souffle : « ton ski est cassé au niveau de la spatule. Regarde les cares sont cassés et ressortent de chaque coté de ton ski. Normal que tu sois resté planté dans tes virages…« 

D’un côté ça me rassure de savoir que c’est un problème matériel mais d’un autre je me dis : »toutes ces bornes pour ce géant et j’ai même pas pu finir une manche …« . Quelle déception !

Sur la première marche du podium :  l’incroyable Suzuki bien sûr.
Quant à mes amis : Jean-Yves termine 3ème après avoir réalisé une superbe seconde manche (il a repris 3 places), Yo déchausse sur un appui dans la première manche, Cyril tombe à la seconde manche malgré un superbe premier passage, Fred ainsi que Delph sont très déçus de leur performance, très en dessous de ce qu’ils sont en droit d’attendre de leur ski. Quant à Lolo, il termine ses deux manches et marque ses premiers points FIS en géant. Félicitation.

Lors de la remise des prix, on apprend que le super combiné du lendemain sera remplacé par un autre géant.

Ouf ! soulagé. J’avais peur qu’ils nous collent encore un slalom…

Je me dis alors que c’est l’occasion de me remettre en selle, grâce au ski de géant prêté par Fredo.

  • Dernier jour : le géant de secours …

Dans le garage, habillé et prêts à partir pour le stade de slalom, on constate que ni les suisses, ni les japonais n’ont l’air très pressés de partir pour en découdre.

Normal. On apprend dans la foulée que compte tenu de la grosse chûte de neige pendant la nuit, le stade est impratiquable et que du coup, la course du jour est annulée. Encore…

Plutôt déçu mais également un peu content de rentrer à la maison après 17 jours passés avec mes compagnons de course.

Le bilan de ces 2 premières coupes d’Europe est très mitigé.

- Bon, le slalom, c’est pas mon truc mais je le savais.

- En géant je reste très déçu par ce tracer de Kühtai que je n’aurai même pas pu skier.

- En super G, une seule course sur une « pente » très faible me laisse un peu sur ma faim.

Vivement les prochaines échéances : deux coupes du monde en janvier. Deux géants à La Molina en Espagne et une descente (une première vraiment excitante pour moi) et deux super G à Sestrières en Italie.

Une réponse à “Kühtai, que dalle …”

  1. Finette dit :

    T’as mis du temps a faire un petit résumé de l’Autriche mais ça valait le coup !
    J’ai même réussie a rire de mes « goubiades »…
    Bises et a ce soir Aux Angles.

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