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Super G … pas vraiment géant.

  • Le super G

Grâce à la descente, je crois pouvoir dire que je connais vraiment bien la piste désormais, mais le super G est vraiment une discipline particulière. Une discipline d’instinct.

Le traceur s’est vraiment fait plaisir en utilisant un maximum les changements de terrain que la piste lui proposait.On a droit à une seule reconnaissance et il faudra s’élancer dans un tracer où la moindre erreur se payera cash.

Depuis le départ on a une vision vertigineuse des premières portes. Beaucoup de pente pour les trois premières.

Je suis encore bluffé par le niveau des filles qui ne cesse de m’étonner à chaque course, spécialement en vitesse. Certes leur piste est un vrai billard mais qu’est ce qu’elles engagent ! D’ailleurs, parfois, on se félicite entre nous d’être devant les filles et ça se joue très souvent à pas beaucoup.

Puis viennent les départs des  premiers garçons assis.

Les japonais sont toujours aussi impressionnants mais d’autres coureurs ont vraiment un trés gros niveau : deux ou trois canadiens et coréens, quelques américains et un ou deux européens.

Mon dossard est annoncé … Je m’avance vers le portillon. J’essaie de me remémorer toutes les portes du tracer mais certaines zones sont un peu floues…

Je m’élance et très rapidement je prends beaucoup de vitesse ce qui m’oblige à faire un gros travers à la troisième porte qui tournait beaucoup. Je rentre dans le premier mur et là je me rends compte que je ne suis pas du tout dans le rythme et dans la trajectoire. J’aperçois très haut une flamme rouge. Je me jette pour aller chercher cette porte mais la limite de mon bob est atteint et la coque touche la neige. Pam ! Dans les filets !
Pas de mal mais quelle déception ! Le tracer était vraiment beau et je n’aurai passé qu’une dizaine de portes …

Je me place un peu plus loin sur le tracer pour admirer les autres coureurs et les copains, avec un gros pincement au coeur en me disant que j’avais fait tout ce chemin pour 3 courses et je venais d’en vendanger une …

Pas de français dans les dix premiers … Il y aura des jours meilleurs …

  •  Le slalom géant :

Le tracer est très tournant à première vue et le mur principal est devenu une vraie patinoire.

Vacciné par la mésaventure de la veille je me dis qu’aujourd’hui, il faudra arriver en bas coûte que coûte. J’assurerai donc la première manche et suivant le résultat, on avisera pour la seconde.

Dans un rythme que je qualifierai de « pépère », je passe porte après porte, avec des trajectoires trop rondes et un gros manque d’inspiration et je passe ainsi l’arrivée, sans trop de difficultés.

Mais quelle claque ! Je me retrouve dans les bas fonds du classement avec mes deux acolytes Fred et Cyril…

Qu’est ce qu’il m’est arrivé ? Je savais pourtant que je ne savais pas skier « pépère » ! Qu’est ce qu’il m’ a prit de vouloir assurer ??? Dans ce genre de course, c’est à fond du début à la fin !

Après un bon engueulon de la part des entraîneurs,  je repars pour la seconde manche le couteau entre les dents mais cela ne suffira pas. C’est sûr j’y aurai mis beaucoup plus d’intensité et d’envie, mais j’aurai également fait de grosses fautes que j’ai payé cher à l’arrivée.

Résultat: le groupe français réalise un joli tir groupé en queue de peloton avec Jean-Yves qui trébuche à trois porte de l’arrivée et manque de réaliser une belle perf’ en géant. Il vient compléter ce beau quatuor qui se retrouve, loin, très loin … mais dans la même seconde.

Heureusement, Yo sauvera l’honneur en terminant dans les dix.

        Et bien voilà ! Pour moi les courses sont passées et malgré un résultat très encourageant en descente,  je reste très déçu par tout le reste. Je mesure également le chemin qu’il me reste à parcourir avant de pouvoir rivaliser avec les meilleurs. En rentrant totalement frustré à l’hôtel, je me promets que l’an prochain, si je retourne à Whistler pour les jeux, je serai beaucoup mieux préparé et également beaucoup moins impressionné par mes adversaires.

Le lendemain, pendant que les copains se disputeront le titre de champion du monde de slalom spécial, pour moi ce sera shopping, ballade dans les rues de whistler et puis bagages pour le départ du lendemain matin.

Le soir, un gala de clôture est organisé pour la remise des globes de cristal pour les vainqueurs de la coupe du monde dans chaque discipline. On a pu applaudir avec beaucoup de fierté le jeune et fougueux, Vincent Gautier qui remporte le globe de cristal en slalom et termine second en géant et troisième au général de la coupe du monde. Quelle récolte !
On retrouve également en slalom, notre cher capitaine, Jean-Yves, médaille d’argent de la coupe du monde qui aura vraiment réalisé une très belle saison.

Bravo à tous les deux en espérant que ce soit de bon augure pour les jeux de l’an prochain.

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