• Accueil
  • > Pitztal 2009 ou premiers ratages de la saison.

Pitztal 2009 ou premiers ratages de la saison.

Comme l’an passé, la saison commence par un passage sur le glacier de Pitztal, la station de Benjamin Raich, l’enfant du pays.

Cette étape est souvent délaissée par les vieux briscards qui savent bien que trop souvent on en revient blasé : pas de résultat (trop peu de pente pour faire une perf pour un 12.1), beaucoup trop froid, trajet trop long … « Shit-ztal » comme l’appelle notre capitaine.

Et bien cette année, pour moi, on peut dire que j’aurais mieux fait de rester au chaud, aux côtés de ma petite femme.

Au programme pourtant trois géants et un super-G sur une neige très poudreuse. (Pas de slalom car la piste marquait beaucoup trop emoticone)

  • Premier géant : un p’tit tour et puis s’en va.

Lors du départ, un brouillard givrant est venu perturber la course. Le genre de brouillard qui, après trois ou quatre portes, vous empêche de voir la porte suivante… Et bien, on peut pas dire que ça m’ait beaucoup perturbé puisque j’ai eu l’excellente idée d’enfourcher la troisième porte (ce qui est assez rare en géant !). Et d’un !

  • Second géant :  mieux mais c’est pas encore ça !

Après une première manche relativement correcte à la vue des conditions de neige et de visibilité, les responsables de la course ont décidé d’annuler la seconde manche à cause du temps et du fait qu’ils n’avaient aucun moyen d’évacuer un coureur en hélico si c’était nécessaire. Retour à l’hôtel bredouille et toujours pas ma perf en dessous des 70 points …

  • Troisième géant : et on remet ça !

Pour la première manche, c’est notre entraîneur P. BOTT qui a tracé. Une manche bien ouverte, assez rapide dans laquelle il doit y avoir moyen de bien s’amuser … Sauf que … j’enfourche à nouveau une porte juste après avoir passé le coach.

Bon, là je commence franchement à me prendre la tête…emoticone Trois courses et toujours pas ma perf sous les 70 points qui me permettrait de poursuivre en janvier ma saison en coupe du monde

Retour à l’hôtel le moral dans les chaussettes.

  • Dernière chance : le super G

Là, il n’y a qu’une manche alors il suffit juste d’arriver proprement en bas et normalement ça devrait le faire. Sauf que pour arriver proprement en bas, il faut commencer par partir proprement. Dés les premières portes je ne suis pas dans le tempo. Je suis en retard et j’entame le plat avec une très grosse faute, ce qui me prive de toute ma vitesse. Je me dis alors que de toute façon c’est mort. Autant s’amuser un peu. Plus aucune pression. Je skie beaucoup mieux sur la seconde moitié du tracer et pour la première fois cette saison, je passe la ligne d’arrivée. A ma grande surprise, je termine 10ème de l’épreuve à « seulement » 4.50 secondes de l’indétrônable Martin Braxinthaler et à une demi seconde de mon pote Fréd.

Je me dis qu’à 4,50 secondes du premier, y’a de bonnes chances que je fasse mes 70 points. Les gens autour me rassurent en me disant que je fais « LARGEMENT » moins.

Au bout de quelques heures, je parviens a attraper une des premières feuilles de résultats au vol et, sur la même ligne que mon nom, j’aperçois « 66,52 pts« .

C’est mort.

Pour ceux qui ne savent pas, les points qui sont affichés sont les points sans la pénalité. Il faut donc rajouter environ 10 points en coupe d’Europe. Je marque 76.52 points et je rate ma qualification pour les coupes du monde de 6,52 points…

Grosse claque et gros retour sur terre

Dans la foulée, il nous faut reprendre la route direction Kuhtaï, pour la deuxième coupe d’Europe avec un géant et un super G durant lesquels il faudra que je marque à tout prix moins de 70 points sous peine de voir ma saison se terminer plus que prématurément.

Dans le camion, je commence à me poser tout un tas de questions … J’en viens même à envisager sérieusement de faire une pause en slalom et de participer en février aux X-Games à Aspen (Colorado) où se déroule chaque année une épreuve de ski-cross avec des bobs. « Pourquoi pas ? »

De tout le groupe « collectif national » de l’équipe de France, nous ne sommes plus que deux à ne pas encore avoir fait nos points : Nathalie et moi.

J’avoue qu’à ce moment, je commençais à être « un peu » défaitiste »

Une réponse à “Pitztal 2009 ou premiers ratages de la saison.”

  1. Philippe Barats dit :

    Alors ma poule,
    je vois que le debut de saison est difficile, accroche toi et sutout prend que du plaisir ca va revenir et tu vas tout peter (pas le fauteuil! ni les skis)>>>>
    plein de bises a toi et chouchou
    et merde, merde, merde
    adz

    philou

Laisser un commentaire